It is surprising how easily we forget that the Roman Catholic Church and therefore the Catholic religion have been stimulating scientific reflexion since the beginning of the Renaissance. From this marriage, history has retained mostly the « divorces ». The Renaissance was also the natural reaction against an excess of spirituality, giving birth to abstract concepts without humanity and meaning. It is then not surprising if, today, we are witnessing the opposite, namely the technological and scientific researches that promote philosophical and teleological reflexions due to an excess of pragmatism that kills the mind.
A human being is not only a machine that can be optimized to fit into a system of production, but a mind which requires love, recognition for its own actions and, above all, a being that needs to find his function in the universe. This function, which comes out of a natural process, mankind is far away from being able to control.
A world ready to welcome these values needs no god. Man would find in man what they are constantly seeking elsewhere. Mankind is its own God, it has all the resources needed to allow people to move forward and to better themselves. It is not a mechanical, but a dynamical interaction which is permanently linked. The present within the present and everything visible on its surface is the dead skin of what it has been. It is through this interaction and what we feel that we find our place in the world, even if sometimes the way seems to be long and sinuous.
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Étonnament, on oublie à quel point l’Église catholique romaine et donc la religion catholique ont stimulé la réflexion scientifique dès les débuts de la Renaissance. De ce mariage, l’histoire ne retient en grande partie que les « divorces ». La Renaissance est aussi la réaction naturelle à un excès de spiritualité qui s’exprime par des concepts abstraits ayant perdu tout sens et toute humanité. Il n’y a là rien d’étonnant si aujourd’hui on assiste au phénomène inverse, à savoir que la technologie et les recherches scientifiques incitent à la réflexion philosophique et téléologique par un excès de pragmatisme qui tue l’esprit humain.
L’homme n’est pas une machine que l’on peut optimiser pour qu’il s’ajuste dans un système de production, mais un esprit qui réclame de l’amour, qui a besoin d’être valorisé et de sentir sa place dans l’univers. Or, qui dit valeur, dit qualité. Cette qualité, qui naît d’un processus naturel, l’homme est bien loin de pouvoir la contrôler. Un monde qui fait place à ces valeurs ne nécessite aucun dieu. Les hommes trouveraient dans les hommes ce qu’ils cherchent sans cesse ailleurs. Car l’humanité est son propre dieu, elle possède en elle les ressources nécessaires permettant aux individus d’avancer et de grandir.
L’humanité n’est pas une mécanique, mais une interaction dynamique qui se lie en parmanence avec elle-même; elle est ce qui est présent dans le présent et tout ce qui est perceptible à sa surface n’est que la peau morte de ce qui a été. C’est au travers de cette interaction et de ce que nous sentons que nous trouvons notre place dans le monde, même si parfois le chemin peut sembler long et sinueux.
Ákos Dobay
Jean-François Schwab
Le corps urbain
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Daniel Eisler
De la nature cachée du Réel
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Sylvia Joss
Déclaration d’une prophétesse d’Ishtar (en l’an 2007)
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Sonia Ristic
Un couvert de plus
page 38.
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Götz Pfander & Isabel Wünsche
Exploring infinity : number sequences in modern art
page 41.
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Katja Eydel & Bülent Tanju
Model ve Sembol
page 67.
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Silvia Härri
Poèmes
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Thomas Hug
Une lecture de l’étude Pour les sonorités opposées de Debussy
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Jean-François Schwab
À quoi tu penses ?
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Tatiana & Ludmila Zarubina
Art et sciences au XXIe siècle : une ontologie de la complexité
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Séverine Viret
« Ici » (deuxième partie)
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Michael Müller